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Jour 1Couper une campagne hors sujet héritée d'une autre activité et écarter quatre produits qui consomment sans rentabiliser. 170 € par mois récupérés, sans toucher à la mécanique. Réversible en une minute.
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Le compte ne manque pas de budget. Il manque d'autorisation à dépenser. Voici ce que la donnée montre, et les quatre mouvements qui transforment un bon ROAS en marge supplémentaire.
01 Le constat
La campagne perd sa visibilité parce que sa cible de rentabilité l'empêche d'enchérir, pas parce qu'elle manque d'argent. Le budget disponible n'est même pas consommé.
Tourner à 4,68 en laissant filer 57 % des opportunités n'est pas de la performance : c'est du sous-investissement. Chaque point de ROAS conservé au-dessus du seuil est du chiffre d'affaires qui n'a pas été fait.
02 Ce que le chiffre cache
Près d'un tiers de la valeur générée provient de personnes qui cherchaient déjà « Yousbeauty ». Ce sont des clients acquis ailleurs, que la publicité facture au passage.
Et 30 % de la valeur, avec un taux de conversion de 11,4 % — de la demande déjà captive.
Le vrai travail de conquête, sur des personnes qui ne connaissaient pas la marque.
Hors marque, la campagne tourne sous sa propre cible de 4,5. Elle ne l'atteint qu'en recyclant la notoriété.
Le jour où l'on isole la marque dans sa propre campagne, le ROAS affiché tombe mécaniquement vers 3,6 et l'algorithme, pour tenir sa cible de 4,5, coupera lui-même ses enchères. C'est pourquoi la cible doit être ajustée avant d'isoler la marque, jamais l'inverse.
03 Belgique
Sur 90 jours la Belgique affiche un ROAS de 7,95 contre 4,49 en France. Le détail mensuel raconte une histoire plus nuancée — et plus exploitable.
Mai
Juin
Juillet · parité
En juillet les deux marchés sont à parité. Nous budgétons la Belgique sur un ROAS cible de 5,5 à 6,0 — pas 8. S'engager sur 7,95 serait s'engager sur un accident.
Wallonie, Bruxelles et Flandre convergent toutes trois vers un coût d'acquisition de 9,30 €, quand la France oscille entre 10 et 18 €. Trois marchés indépendants au même endroit, ce n'est pas du hasard. Le panier belge est aussi supérieur de 15 %.
C'est la première région belge en volume de commandes — alors que la campagne ne cible que le français. Les pages néerlandaises convertissent déjà à un ROAS de 8,36, en pur débordement, sans un euro investi pour elles. C'est ce qui justifie une campagne belge distincte : on ne peut pas adresser le néerlandais depuis une campagne ciblée française.
04 La décision
La question méritait d'être posée. Les volumes de recherche belges y répondent sans ambiguïté.
C'est le volume belge sur « lissage tanin », contre 8 100 en France. Une campagne Search y produirait une dizaine de commandes par mois — sous le seuil de pilotage.
Le marché flamand cherche un soin chez le coiffeur, pas un kit à domicile. Nous paierions des clics de personnes qui veulent un rendez-vous.
Le flux produit ne matche que les requêtes réellement transactionnelles. PMax obtient le néerlandais gratuitement ; Search nous le ferait payer au prix fort.
La Belgique génère entre 19 et 44 commandes par mois. Réparties sur deux campagnes, aucune des deux n'atteint le seuil nécessaire au pilotage automatique. Une seule campagne, ou rien. Le seul Search belge qui vaille est celui de la marque, et il sera logé dans la campagne marque française.
05 Le plan
L'ordre n'est pas indicatif. Chaque phase prépare la suivante, et deux d'entre elles sont dangereuses si on les inverse.
Couper une campagne hors sujet héritée d'une autre activité et écarter quatre produits qui consomment sans rentabiliser. 170 € par mois récupérés, sans toucher à la mécanique. Réversible en une minute.
Le levier principal, qui porte l'essentiel du gain. La cible descend de 4,5 à 3,5 par paliers de deux semaines, avec le budget qui suit. Trois paliers, jamais d'un coup : au-delà de 15 % de variation, la campagne repart en apprentissage.
Une campagne belge autonome, ciblant le français et le néerlandais, avec ses propres visuels et sa propre cible. La campagne française conserve tout son historique. Budget dimensionné pour dépasser le seuil de pilotage.
Une campagne dédiée aux recherches « Yousbeauty », et l'exclusion de la marque sur Performance Max. Objectif défensif — un concurrent enchérit sur le nom — et surtout : enfin lire le vrai coût d'acquisition.
Une campagne, deux groupes : lissage tanin et lissage brésilien. Test cadré, budget plafonné, requêtes strictement encadrées. Le brésilien surperforme déjà le tanin sans avoir jamais été ciblé pour lui-même.
06 Impact financier
C'est le seul arbitrage qui compte, et il est contre-intuitif. Un ROAS élevé sur un petit volume rapporte moins qu'un ROAS correct sur un grand volume.
| Étape | Investissement | ROAS | Chiffre d'affaires | Marge nette |
|---|---|---|---|---|
| Aujourd'hui | 1 525 € | 4,68 | 7 144 € | 3 119 € |
| Fin phase 1 | 1 900 € | 4,30 | 8 170 € | 3 411 € |
| Fin phase 2 | 2 500 € | 3,90 | 9 750 € | 3 838 € |
| Fin phase 4 | 3 350 € | 3,60 | 12 060 € | 4 489 € |
07 Garde-fous
Un plan sans critère d'arrêt n'est pas un plan. Ceux-ci sont fixés à l'avance, et ne se discutent pas au moment où ils se déclenchent.
Si la campagne belge ne tient pas un ROAS de 4,5 avec un volume suffisant, elle est refusionnée avec la France. Sans débat.
Au-delà, le chiffre d'affaires supplémentaire ne couvre plus son propre coût. Ce n'est pas une limite prudente, c'est le point de bascule calculé.
C'est la seule phase réellement incrémentale en dépense. Elle passe en dernier, une fois que les leviers gratuits ont donné tout ce qu'ils avaient.
Isoler la marque avant d'avoir ajusté la cible mettrait la campagne principale face à un objectif qu'elle ne peut plus atteindre. Le compte décrocherait en 72 heures.
08 Décisions attendues
La phase 0 se déploie en trente minutes et se déclenche dès votre accord. Elle est intégralement réversible. Aucune modification n'a été apportée au compte à ce jour.
Major Media · Yousbeauty · Août 2026