Major Media · Google Ads

Reprendre la main sur la croissanceYousbeauty — plan d'action Août → Octobre 2026

Le compte ne manque pas de budget. Il manque d'autorisation à dépenser. Voici ce que la donnée montre, et les quatre mouvements qui transforment un bon ROAS en marge supplémentaire.

Compte 535-874-1152 Analyse sur 90 jours 3 août 2026

01 Le constat

Nous refusons 57 % du marché

La campagne perd sa visibilité parce que sa cible de rentabilité l'empêche d'enchérir, pas parce qu'elle manque d'argent. Le budget disponible n'est même pas consommé.

Visibilité perdue · rang 57,5 % Enchères trop basses pour concourir
Visibilité perdue · budget 5,3 % Le budget n'est pas le frein
Budget consommé 49 € par jour, sur 55 € disponibles
Part de marché tenue 37,2 % Deux tiers du marché nous échappent

Le seuil de rentabilité se situe autour d'un ROAS de 1,5 à 2,0

Tourner à 4,68 en laissant filer 57 % des opportunités n'est pas de la performance : c'est du sous-investissement. Chaque point de ROAS conservé au-dessus du seuil est du chiffre d'affaires qui n'a pas été fait.

02 Ce que le chiffre cache

Le ROAS affiché n'est pas le ROAS d'acquisition

Près d'un tiers de la valeur générée provient de personnes qui cherchaient déjà « Yousbeauty ». Ce sont des clients acquis ailleurs, que la publicité facture au passage.

Marque

28 % des conversions

Et 30 % de la valeur, avec un taux de conversion de 11,4 % — de la demande déjà captive.

Acquisition

4,7 % de conversion

Le vrai travail de conquête, sur des personnes qui ne connaissaient pas la marque.

Écart

ROAS réel ≈ 4,0

Hors marque, la campagne tourne sous sa propre cible de 4,5. Elle ne l'atteint qu'en recyclant la notoriété.

Conséquence directe sur l'ordre des opérations

Le jour où l'on isole la marque dans sa propre campagne, le ROAS affiché tombe mécaniquement vers 3,6 et l'algorithme, pour tenir sa cible de 4,5, coupera lui-même ses enchères. C'est pourquoi la cible doit être ajustée avant d'isoler la marque, jamais l'inverse.

03 Belgique

Un vrai avantage, mais pas celui qu'on croit

Sur 90 jours la Belgique affiche un ROAS de 7,95 contre 4,49 en France. Le détail mensuel raconte une histoire plus nuancée — et plus exploitable.

France Belgique

Le pic de juin ne se reproduira pas

En juillet les deux marchés sont à parité. Nous budgétons la Belgique sur un ROAS cible de 5,5 à 6,0 — pas 8. S'engager sur 7,95 serait s'engager sur un accident.

Mais l'avantage de coût est structurel

Wallonie, Bruxelles et Flandre convergent toutes trois vers un coût d'acquisition de 9,30 €, quand la France oscille entre 10 et 18 €. Trois marchés indépendants au même endroit, ce n'est pas du hasard. Le panier belge est aussi supérieur de 15 %.

Le vrai gisement : la Flandre

C'est la première région belge en volume de commandes — alors que la campagne ne cible que le français. Les pages néerlandaises convertissent déjà à un ROAS de 8,36, en pur débordement, sans un euro investi pour elles. C'est ce qui justifie une campagne belge distincte : on ne peut pas adresser le néerlandais depuis une campagne ciblée française.

04 La décision

En Belgique, Performance Max — pas de campagne Search

La question méritait d'être posée. Les volumes de recherche belges y répondent sans ambiguïté.

Search FR · trop mince

390 recherches / mois

C'est le volume belge sur « lissage tanin », contre 8 100 en France. Une campagne Search y produirait une dizaine de commandes par mois — sous le seuil de pilotage.

Search NL · piège

Intention salon

Le marché flamand cherche un soin chez le coiffeur, pas un kit à domicile. Nous paierions des clics de personnes qui veulent un rendez-vous.

PMax · déjà prouvé

ROAS 8,36 sur le néerlandais

Le flux produit ne matche que les requêtes réellement transactionnelles. PMax obtient le néerlandais gratuitement ; Search nous le ferait payer au prix fort.

Et un plancher de données qui tranche

La Belgique génère entre 19 et 44 commandes par mois. Réparties sur deux campagnes, aucune des deux n'atteint le seuil nécessaire au pilotage automatique. Une seule campagne, ou rien. Le seul Search belge qui vaille est celui de la marque, et il sera logé dans la campagne marque française.

05 Le plan

Quatre mouvements sur dix semaines

L'ordre n'est pas indicatif. Chaque phase prépare la suivante, et deux d'entre elles sont dangereuses si on les inverse.

0

Assainir

Jour 1

Couper une campagne hors sujet héritée d'une autre activité et écarter quatre produits qui consomment sans rentabiliser. 170 € par mois récupérés, sans toucher à la mécanique. Réversible en une minute.

1

Débrider la cible de rentabilité

Semaines 1 → 6

Le levier principal, qui porte l'essentiel du gain. La cible descend de 4,5 à 3,5 par paliers de deux semaines, avec le budget qui suit. Trois paliers, jamais d'un coup : au-delà de 15 % de variation, la campagne repart en apprentissage.

2

Séparer la Belgique

Semaine 2

Une campagne belge autonome, ciblant le français et le néerlandais, avec ses propres visuels et sa propre cible. La campagne française conserve tout son historique. Budget dimensionné pour dépasser le seuil de pilotage.

3

Isoler la marque

Semaine 4

Une campagne dédiée aux recherches « Yousbeauty », et l'exclusion de la marque sur Performance Max. Objectif défensif — un concurrent enchérit sur le nom — et surtout : enfin lire le vrai coût d'acquisition.

4

Ouvrir le Search générique en France

Semaine 6

Une campagne, deux groupes : lissage tanin et lissage brésilien. Test cadré, budget plafonné, requêtes strictement encadrées. Le brésilien surperforme déjà le tanin sans avoir jamais été ciblé pour lui-même.

06 Impact financier

Le ROAS baisse. La marge augmente de 44 %.

C'est le seul arbitrage qui compte, et il est contre-intuitif. Un ROAS élevé sur un petit volume rapporte moins qu'un ROAS correct sur un grand volume.

Projection à 65 % de marge brute — hypothèse à valider ensemble
ÉtapeInvestissementROASChiffre d'affairesMarge nette
Aujourd'hui1 525 €4,687 144 €3 119 €
Fin phase 11 900 €4,308 170 €3 411 €
Fin phase 22 500 €3,909 750 €3 838 €
Fin phase 43 350 €3,6012 060 €4 489 €
Marge mensuelle gagnée +1 370 € soit +44 % de contribution nette
Chiffre d'affaires gagné +4 916 € par mois, à budget maîtrisé
Plancher de sécurité 45 % le plan reste gagnant jusqu'à ce niveau de marge

07 Garde-fous

Ce qui nous ferait faire marche arrière

Un plan sans critère d'arrêt n'est pas un plan. Ceux-ci sont fixés à l'avance, et ne se discutent pas au moment où ils se déclenchent.

Belgique

Six semaines pour convaincre

Si la campagne belge ne tient pas un ROAS de 4,5 avec un volume suffisant, elle est refusionnée avec la France. Sans débat.

Cible de rentabilité

On s'arrête à 3,5

Au-delà, le chiffre d'affaires supplémentaire ne couvre plus son propre coût. Ce n'est pas une limite prudente, c'est le point de bascule calculé.

Search générique

Budget plafonné dès le départ

C'est la seule phase réellement incrémentale en dépense. Elle passe en dernier, une fois que les leviers gratuits ont donné tout ce qu'ils avaient.

Séquence

Phase 1 avant phase 3

Isoler la marque avant d'avoir ajusté la cible mettrait la campagne principale face à un objectif qu'elle ne peut plus atteindre. Le compte décrocherait en 72 heures.

08 Décisions attendues

Quatre réponses, et nous démarrons

  • La marge brute réelle sur les kits. C'est la seule variable capable d'invalider les deux dernières phases. Tout le reste tient sans elle.
  • Le taux de réachat. Un kit de lissage est un consommable. Si un client revient dans les six mois, nous pouvons être nettement plus offensifs sur le coût d'acquisition.
  • La qualité du catalogue néerlandais. Fiches réellement traduites ou traduction automatique ? Cela conditionne le budget belge.
  • L'accord sur la trajectoire de budget, de 1 525 € à 3 350 € par mois, par paliers validés un par un.

Ce que nous engageons

La phase 0 se déploie en trente minutes et se déclenche dès votre accord. Elle est intégralement réversible. Aucune modification n'a été apportée au compte à ce jour.

Major Media · Yousbeauty · Août 2026